Sud Semestres-Plan du Bourg

18 février 2018

Hommage arlésien aux fusillés de l'Affiche Rouge :

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Des résistants du groupe MANOUCHIAN, après leur arrestation.

L’Affiche Rouge est une affiche de propagande placardée en France à plus de 15 000 exemplaires par le régime de Vichy et l'occupant allemand, dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres des Francs-Tireurs et Partisans – Main-d'Œuvre Immigrée (FTP-MOI), résistants de la région parisienne, suivie de leur exécution, le 21 février 1944 (site WIKIPEDIA).

La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'affiche rouge :

Toujours beaucoup de monde pour la commémoration des résistants de l’Affiche Rouge au square Manouchian, même si, malheureusement chaque année, quelques anciens ne sont plus là. M. le Maire, entouré d’Adjoints et de Conseillers Municipaux de la majorité étaient présents ce matin 18 février pour ne pas oublier le sacrifice de ces femmes et de ces hommes. Cette année, quelques nouveaux, comme la Députée Monica MICHEL et son suppléant. Quand aux Conseillers de l’opposition, une fois de plus ils étaient absents. Rendre hommage à des « migrants » communistes morts pour la France (même si parmi les 23 fusillés, figuraient trois français) serait-ce mission impossible pour des élus de droite et divers droite ? Les bénévoles et les responsables de l’Association pour un Musée de la Résistance et de la Déportation d’Arles et du Pays d’Arles participaient activement à cet hommage dont la Présidente, Solange BENEDETTI, le Bureau de l'association et les deux anciens Présidents, Nicolas KOUKAS et Georges CARLEVAN.

La Présidente, Solange BENEDETTY, photos ASSPB :

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17 février 2018

Grandes soldes au pont Van Gogh :

Une dizaine de matelas et sommiers vous attendent. Ils auront sûrement pris l'eau, alors que leurs propriétaires ont pris la fuite. Quand on le dit qu'il y a plus de glands que de chênes sur cette terre !!

Photos Raymond REMI :

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14 février 2018

La Charte de l'environnement et la R.N. 113. Rendez-vous samedi 17 février sur le marché :

La Charte de l'environnement est un texte de valeur constitutionnelle, intégrée en 2005 dans le bloc de constitutionnalité du droit français, reconnaissant les droits et les devoirs fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement. Elle énonce notamment trois grands principes : le principe de prévention, le principe de précaution, et le principe pollueur-payeur.

La charte contient 10 articles dont l'Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Dès ce premier article, nous pouvons pointer qu'il n'est pas respecté pour les riverains de la R.N. 113 et les 7 000 arlésiens qui vivent au sud de cette quatre voies, sous le vent dominant. Et ce depuis des lustres.

La Coordination des CIQ/CIV et Associations assimilées a décidé de distribuer un flyer (Ça ne se fera pas sans vous!) à la population, samedi 17 février 2018 de 10 à 13h sur le marché d'Arles. Une réunion publique aura également lieu rapidement sous l'égide de la députée, Mme Monica MICHEL et des élus qui ont rencontré à Paris, Philippe DURON, Président du Comité d'Orientations des Infrastructures. En effet, il est temps de se bouger car le projet de contournement autoroutier d'Arles risque d'être à nouveau renvoyé aux Calendes grecques!

Ça ne se fera pas sans vous !

  • Voilà 25 ans que notre cité est asphyxiée par le trafic de la RN 113 ! Véritable cheminée polluante en cœur de ville !
  • 25 ans que chaque année, la presse relate de terribles accidents dus à des pannes et collisions entre automobiles, autobus et camions qui traversent Arles.
  • 25 ans que les autorités reconnaissent que le trafic sur la RN 113 augmente sans cesse, et va continuer d’augmenter puisque la RN 113 est le passage obligé entre les régions Paca et Occitanie, entre l’Espagne et l’Italie, et que de nouvelles zones d’activités se développent à Fos/Mer. En 2018 ce sont entre 60 000 et 80 000 véhicules/jour qui franchissent le Rhône, traversant Raphèle, Pont-de-Crau, Fourchon, Chabourlet, Semestres, Barriol, La Roquette, Trinquetaille.
  • 25 ans que l’accès à la 4-voies par le Bd. Clémenceau est un véritable danger pour les Arlésiens en voiture qui doivent s’insérer dans ce flux continu de véhicules.
  • 25 ans que la 4-voies constitue une vraie barrière entre quartiers de l’agglomération.

Il vous appartient de faire cesser ce danger permanent !

Le trafic de la RN 113, c’est encore :

  • la diffusion de polluants atmosphériques dans tout le centre-ville,
  • le danger d’accident majeur  pour les riverains,
  • une nuisance sonore permanente, de jour et de nuit,
  • les embouteillages énormes au moindre problème de circulation.

La RN113 actuelle est aussi un obstacle au développement des entreprises arlésiennes et à l’implantation de nouvelles activités. Elle pénalise aussi l’attraction de notre ville inscrite au Patrimoine de l’Unesco.

Pour toutes ces raisons, les comités de quartier, de village, associations diverses, la chambre de commerce et d’industrie, avons depuis longtemps réclamé que l’Etat prenne la décision de construire le contournement autoroutier d’Arles.

Aujourd’hui c’est à vous de décider si ce combat doit aboutir ou non.

Beaucoup de ceux qui disaient nous soutenir l’ont fait du bout des lèvres, empêtrés dans des rivalités politiciennes. État qui s’était finalement décidé à construire ces 13 km d’autoroute manquants entre l’Espagne et l’Italie, estime maintenant que ce n’est plus urgent, qu’il faut reprendre des études et envisager une solution… dans 20 ans.  

DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

Si la population ne se mobilise pas dans l’urgence pour exiger que ce chantier commence maintenant, l’Etat nous condamnera à vivre 20 ans de plus au milieu des poids-lourds, parfois de véritables bombes roulantes, et autres véhicules qui ruinent la santé des riverains.

La coordination des comités de quartier, de village, et associations assimilées, appellent à une réunion publique, salle des Fêtes, boulevard des Lices. Avec les élus locaux, régionaux, la députée de la 16e circonscription, les représentants du monde économique (CCI, UPE 13, …),

Ensemble, exigeons de l’Etat qu’il ouvre ce chantier sans délai.

 Les CIQ/CIV et Associations assimilées :

De Trinquetaille,

De l’Hauture,

De La Cavalerie, St Julien, Réattu,

De Pont-de-Crau,

 De La Roquette,

L’Association de la Cité de relogement,

L’Association Sud-Semestres-Plan-du-Bourg,

Le CIV de Raphèle.

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12 février 2018

Les agriculteurs bloquent la R.N. 113 dans les deux sens à Arles :

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Photo ASSPB, enfin des chaussées dégagées!

Les agriculteurs manifestent à Arles contre la politique agricole française.

Photo V.F. (site de La Provence) :

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11 février 2018

Un feu tricolore intelligent :

Photos ASSPB :

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Afin de sécuriser la traversée de la chaussée, de l'avenue Louis Vissac, utilisée par de nombreux jeunes fréquentant le stade Louis Brun, l'élue du quartier et l'élue à la jeunesse avaient proposé aux services techniques de la ville d'installer un premier feu tricolore nouvelle génération.

Il s'agit du feu du passage piéton situé sur l'Avenue Louis Vissac, juste après l'intersection avec la rue Delfo Novi.
Pour résumer le fonctionnement du "feu vert récompense" installé :
- en l'absence d'appel piéton, tous les feux sont au rouge (circulation & figurines piétons).
- si un piéton actionne l'appel piéton, les figurines passent au vert, feu rouge pour les voitures.

En l'absence d'appel piéton, 2 possibilités :

1 - si la vitesse d'approche du véhicule est inférieure à 30 km/h, le feu passe au vert.
2 - si la vitesse d'approche du véhicule est supérieure à 30 km/h, alors le feu est maintenu au rouge durant 4 secondes, obligeant le véhicule à l'arrêt.

Ce mécanisme peut être perturbant pour certains conducteurs mais sécurisant pour les piétons et les enfants des groupes scolaires. Selon l'efficacité de ce dispositif, d'autres feux intelligents pourraient  être proposés pour le quartier.

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10 février 2018

Rencontre avec la Députée de la XVIe circonscription, Monica MICHEL :

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Photo ASSPB

Nous étions conviés, vendredi 09 février au nouveau local, rue de la République, de la Députée pour un compte rendu de la délégation qui avait été reçue à l’Assemblée Nationale par Philippe DURON, Président du Comité d’Orientation des Infrastructures (COI).

Parmi les 35 participants, outre les représentants des CIQ/CIV et quelques militants « En Marche », Jean-Luc MASSON, David GRZYB et Éric BRASSART qui faisaient partie de la délégation. Tous trois ont rapporté le contenu des échanges et leur ressenti. Mme la Députée a rappelé qu’elle avait demandé à être reçu par M. DURON avant la publication du rapport du COI qui a été remis à la Ministre des Transport, Élisabéth BORNE, le 31 janvier. Monica MICHEL a redit sa satisfaction d’avoir à ses côtés l’ensemble des élus d’Arles, la CCI et les CIQ/CIV et associations assimilées. Elle nous a dit qu’elle avait remis le courrier de la coordination des CIQ/CIV à Ph. DURON. L’ASSPB a fait remarquer que les élus LR étaient absents du rassemblement. Monica MICHEL a répondu qu’ils sont à nos côtés puisqu’ils sont favorables au tracé et que le Président de la Région, Renaud MUSELIER, rencontrera la Ministre des Transports prochainement. Elle a demandé à sa collègue Ministre de la Culture, Françoise NYSSEN, d’appuyer sa démarche auprès du Gouvernement. Elle a indiqué qu’elle serait reçue à nouveau par la Ministre des Transports puis par le Premier Ministre afin de leur demander le reclassement du projet de contournement autoroutier d’Arles parmi les priorités. En effet, en juin 2013, Ph. DURON avait déjà mis ce projet parmi les toutes premières infrastructures à réaliser pour le Gouvernement précédent alors qu’aujourd’hui, il préconise la poursuite des études pour une réalisation en 2038. Attitude incompréhensible sans envisager que de nouvelles interventions dirigées contre le contournement se soient manifestées. C’est ce que pense l’ensemble des participants. Ils sont sidérés par la méthode de travail retenue par la COI où il apparaît que seule l’audition de Mme Corinne LEPAGE, conseil de la seule association arlésienne contre le tracé actuel, a été enregistrée alors que les élus d’Arles n’ont pas été convoqués à la même époque. L’ASSPB regrette que l’audition de la délégation arlésienne n’apparaisse jamais dans ce rapport.

Éric BRASSART, haut fonctionnaire et ex Directeur Départemental de l’Equipement, qui connaît bien les arcanes de l’administration, nous a expliqué le cheminement normal d’un tel projet et les écueils qu’il avait trouvé sur sa route. Notamment, la polémique sur le chiffrement de la nouvelle dépense concernant la transparence hydraulique alors que cette somme ne peut être connue qu’au moment de l’appel d’offres. Jean-Luc Masson, Président du Symadrem précise qu’en cas de crue millénale, il y aurait au maximum 15 centimètres d’eau sur la chaussée, en l’absence des travaux de transparence hydraulique. Le rôle de la DREAL PACA (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), qui est fortement influencée par la préservation de l’environnement, est également pointé. Sa Direction aurait pu freiner l’évolution du dossier alors que sur le terrain, les associations ont rencontré, durant ces longues années d’études, des techniciens motivés et favorables au projet. Le fait que l’Administration ait changé régulièrement d’interlocuteurs n’était pas neutre. Éric BRASSART a souligné que le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) a approuvé le choix du tracé et c’est primordial pour la suite.

La coordination des CIQ/CIV a proposé d’organiser conjointement avec Monica MICHEL et la délégation d’élus une réunion publique afin de sensibiliser, informer et mobiliser la population arlésienne, qui dans sa grande majorité est favorable au contournement. Elle a également souhaité que la Députée rencontre la DREAL PACA.

Rappel :

Une fois le projet accepté en priorité 1, au minimum huit années d’études, de déclaration d’utilité publique et de travaux seront encore nécessaires avant la mise en service du contournement.

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09 février 2018

Réduction des services publics :

La baisse des impôts et du nombre de fonctionnaires cumulée avec la baisse des dotations aux Collectivités Territoriales va entraîner inexorablement une réduction des services publics. C'est déjà chose faite au bureau de poste de Barriol :

Photo ASSPB :

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08 février 2018

ASSPB : 36ième Assemblée Générale :

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Elle s’est déroulée le 05 février 2018 au sein de la Maison de la Vie Associative. La pluie n’a pas rebouté la cinquantaine d’adhérents (dont cinq pouvoirs) venue assister à cette rencontre annuelle. M. le Maire, retenu pour une séance plénière s’était excusé. Il était représenté par l’Adjointe à la Propreté et déléguée au quartier, Arielle LAUGIER. Le Conseiller Départemental, Nicolas KOUKAS participait à la réunion ainsi que Jean-Luc Masson, Adjoint, présent en tant qu’adhérent, comme il aime le souligner. Le compte rendu financier présenté par Philippe LAMENT, le compte rendu d’activités et moral présentés tous deux par le Président, Albert LAUGIER, ont été adoptés à l’unanimité. Une nouvelle administratrice, Liliane LOUIS, a été élue ainsi que trois conseillers sortants. Le C.A. se compose désormais de 8 administrateurs.

Ensuite le débat a porté essentiellement sur les problèmes d’incivismes, de destructions matérielles de véhicules et de mobilier urbain, dans les écoles et sur des biens privés et quelquefois des agressions physiques sur des habitants ont été malheureusement signalées. Des plaintes ont été déposées et tous les faits systématiquement signalés à la police, aux élus et aux services communaux concernés. Depuis le mois de septembre, chacun a pu vérifier la recrudescence de ces actes qui vont à l’encontre d’une vie normale en société. Arielle LAUGIER a répondu à la plupart des questions ou interrogations avec un droit de réserve sur les évènements faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Certains de ces actes ont été relayés par la presse locale. Quant à notre association, elle a fait le choix de publier régulièrement, après vérifications, dans le blog ou dans le journal La Page tous les faits que l’on nous signale ou que l’on constate.

Le contournement autoroutier d’Arles et la déviation de la R.D. 35, dont nous attendons toujours les réalisations, ont fait l’objet d’informations et de réponses de la part de Nicolas KOUKAS et de Jean-Luc MASSON. Le Président a fait l’historique des dernières démarches, de la part de notre association ou de la coordination des CIQ/CIV et associations assimilées récemment mise en place afin de porter ensemble les problèmes ou les dossiers qui paraissent communs.

Des questions relatives à la sécurité routière ont été abordées de même que celles liées à l’occupation de divers lieux du quartier pour des trafics illicites. Les élus se sont engagés à apporter des réponses à quelques questions posées qui méritaient une vérification.

La dernière question portait sur l’éventualité de fêter les 40 ans de l’arrivée des premiers propriétaires dans le lotissement des rues Léo Lagrange et René Cassin et impasse Florian. Nous allons y réfléchir même si l’animation prévue l’an dernier et avortée faute d’inscrits nous a déçu. La plaisanterie nous avait coûté plus de 100 € sans tenir compte des heures de bénévolat. Vous serez informé si la proposition se concrétise.

L’assemblée s’est terminée autour du verre de l’amitié et de quelques agapes quelque peu réduites car le Président avait renversé, sur le parking arrosé par la pluie, un plateau de charcuterie.

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Photos ASSPB

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07 février 2018

Intervention de Mme la Députée Monica MICHEL, lors de la réunion avec le Président du COI :

     Réunion avec M Philippe DURON, Président du Comité d’Orientation des Infrastructures

                                          le 6 février 2018, à l’Assemblée Nationale

              Intervention de Mme Monica MICHEL, députée des Bouches du Rhône (16ème)

 Délégation accompagnant Mme Michel : M Hervé SCHIAVETTI, Maire d’ARLES, M Dominique TIXIER, Maire de Saint Martin de Crau, M Stephane PAGLIA, Président de la CCI du pays d’ARLES, M Nicolas KOUKAS, conseiller départemental d’ARLES Camargue, M David GRYZB, vice-président de ACCM, Mme Nora MEBAREK, vice-présidente de ACCM représentant son Président Claude VULPIAN, M Jean Luc MASSON, Président du SYMADREM ; Mme Jacqueline QUIGNARD, M Eric BRASSART

 M. le Président,

Je vous remercie d’avoir accepté de rencontrer une délégation d’élus du pays d’ARLES. Nous sommes ici, unis, pour porter à votre connaissance l’évolution du projet de contournement autoroutier d’ARLES  au cours des années récentes, et réfléchir avec vous sur la meilleure façon de compléter le rapport du COI que vous avez rendu public le 31 janvier 2018.

Je vous avais demandé une audience pour cette délégation dès le 21 Novembre 2017, et je regrette qu’elle n’ait pas pu intervenir en temps utile, avant la publication du rapport. J’ai lu attentivement le rapport et j’ai pris connaissance de la liste des auditions menées par la Comité depuis début Novembre. Je regrette que le projet que vous avez appelé SUD ARLES n’ait fait l’objet d’aucune audition en temps utile des acteurs du dossier, et je le regrette d’autant plus que le COI a auditionné Mme LEPAGE dès le 8 Novembre, cette personnalité étant impliquée par intérêt personnel dans ce dossier Sud Arles, en tant qu’avocate d’une association qui regroupe notamment des propriétaires riverains du tracé retenu par l’administration, et qui n’habite en pays d’Arles.

Je voudrais, indépendamment de cette anomalie, saluer la méthode du COI qui a laissé place à la concertation pour la plupart des dossiers importants. J’ai été professionnellement impliquée dans les questions de transport  depuis 25 ans et je suis sensible à l’argumentaire général du Rapport du COI, conforme à la politique voulue par le Président de la République, en faveur d’une part d’un renversement des priorités liées à la transition énergétique, et d’autre part prônant une politique de vérité dans les annonces et programmations publiques.

Le travail du COI a été accompagné par les Assises de la mobilité organisées par Madame la Ministre des Transports. Avec le Président de la CCI du pays d’Arles, et avec le concours de la Communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, nous avons organisé une session de ces assises propre au pays d’Arles, ouverte au public. Il n’y a eu que 4 cas de ce type au niveau national ; tous les autres ateliers locaux ont été organisés par les services de l’Etat. Nous y avons bien sûr associé l’Etat et les collectivités en charge des compétences de mobilité.  Les Comités d’intérêt de quartier ont été fortement présents dans les débats.

Nous avons transmis mi-Décembre les conclusions de ces assises locales au Préfet de Région et à Madame la Ministre. Ces conclusions montrent bien la volonté des acteurs locaux, économiques, associatifs et  institutionnels, de développer des mobilités apaisées et durables en pays d’Arles ; les orientations locales s’inscrivent parfaitement dans le schéma politique national nouveau. Ce n’est pas étonnant au demeurant, car le pays d’ARLES, les Alpilles et la Camargue ont toujours été à la pointe des réflexions et actions pour un développement durable respectueux des équilibres autant naturels que sociétaux.

Cependant, ces assises locales ont mis en évidence un point essentiel : aucune politique de développement durable et humain de l’agglomération d’ARLES, aucune avancée forte des politiques de déplacement, ne sont possibles tant que le trafic autoroutier entre Italie et Espagne, entre Provence et Languedoc, passera sur la RN 113,  saturant tout le système de voiries locales, sans exceptions, plusieurs semaines chaque année, et maintenant plusieurs jours chaque semaine, et plusieurs heures presque chaque jour.

Nul ne conteste désormais la nécessité du contournement autoroutier d’ARLES, pas même parmi les associations attachées exclusivement à la protection de la Nature. Car la saturation de la RN 113 accrue par croissance des trafics PL en provenance du port de FOS en fort développement induit maintenant une diffusion de ces circulations sur le réseau secondaire et affecte même la Camargue. Je rappelle en revanche que le tracé retenu pour ARLES Sud évite le parc naturel de Camargue, après des concertations abouties. 

Nul ne conteste plus également l’urgence de ce contournement. Les statistiques de croissance des trafics depuis 20 ans, et maintenant les prévisions liées au développement du port de Fos, à la multiplication des zones logistiques dans le secteur de Miramas à Arles, et même Nîmes autour de la prochaine gare TGV, sont édifiantes. La saturation devient thrombose intermittente et récurrente.

En fait, le projet de ARLES Sud a été initié par l’Etat en 1993, afin de préparer la mise en service de l’autoroute Arles Salon en 1995. 2 débats publics ont été organisés et ont tous 2 conclu en préconisant le tracé Sud finalement retenu par l’Etat et mis en instruction centrale en 2013, après que le rapport MOBILITE 21, établi sous votre présidence ait classé ce projet parmi les priorités nationales.  

Je constate d’ailleurs que les 3 projets visant au développement du territoire Ouest des Bouches du Rhône, et affectant tous 3 le pays d’Arles, ses 29 communes dissociées de la Métropole Aix Marseille, et les communes de MIRAMAS et ISTRES qui font partie de ma circonscription, ont été élaborés par l’Etat en 1993 alors que le ministère des Transports préconisait des politiques d’agglomération avec une approche globale des questions de déplacements. Ce sont des projets répondant à des stratégies d’ensemble pour ces agglomérations du pays d’Arles. Tous 3 ont donc 25 ans, et tous 3 restent heureusement identifiés dans le nouveau rapport du COI, mais sont présentés comme  susceptibles d’être reportés de 5 à 20 ans encore, selon les arbitrages financiers que retiendra le Gouvernement.

C’est une situation unique dans le sud de la France qui affecte notre pays d’Arles. Les élus et les populations peuvent s’interroger sur ce qui expliquerait ces reports et se demander si le principe d’égalité des territoires est ici bien pris en compte par les instances nationales ou régionales.

Concernant la méthode employée par le COI pour établir ses propositions et avis, au-delà du fait qu’aucun acteur local du dossier SUD ARLES n’a été entendu ou contacté en temps utile, la lecture du rapport montre que les éléments objectifs portés à la connaissance des rapporteurs datent des années 2012-2013 et du lancement de l’instruction centrale et des études complémentaires liées à la transparence hydraulique de l’ouvrage. Ces études liées au PPRI ont abouti, et l’Etat les met en œuvre activement, par exemple en demandant aux communes de rectifier leurs PLU. Cependant, il y a maintenant 2 ans qu’un avis de la DGPR à la DGTM pour clore l’instruction centrale du projet ARLES Sud est attendu. La même diligence pour Arles Sud que vis-à-vis des communes serait souhaitable de la part des services en charge ! Nul doute que l’avis formulé par le rapport du COI à ce sujet aurait été mieux établi et probablement différent si cette situation ou turpitude avait été portée à la connaissance des rapporteurs. D’autant plus que le COI ne semble pas avoir eu connaissance des études menées en 2013 par le SYMADREM sur l’impact spécifique du contournement autoroutier, dont les conclusions ont été prise en compte dans les travaux engagés depuis sur les digues.

Nous pensions donc que le projet ARLES SUD, classé prioritaire dans le rapport Mobilité 21 du COI en 2013, ne pouvait que conserver ce classement dans le nouveau rapport du COI, en toute logique et cohérence puisque les questions restant à traiter en 2013 ont été depuis levées, ou auraient pu l’être depuis 2015.

Je souhaiterais, M le Président du COI, bien que votre rapport ait été publié avant cette audition, que vous puissiez maintenant nous aider à ce que ces éléments soient pris en compte par les services en charge de préparer les décisions futures de programmation de Mme la Ministre et du Gouvernement.

Je vais maintenant laisser mes collègues élus et le Président de la CCI vous présenter leurs approches, sur des points précis et techniques pour certains. M le Président du SYMADREM est en particulier un expert des questions hydrauliques.

Nous allons insister sur les questions de sécurité d’abord. La traversée d’ARLES par un trafic dangereux est un des points noirs en France. Je vais demander au Préfet de Région que cette situation soit mise à plat sans plus de délais, et que les mesures, restrictives si besoin pour certains trafics, soient mises en œuvre d’ici l’été prochain. Arles ne peut pas être la victime programmée des accidents que pourrait générer les croissances de trafics PL et de matières dangereuses.

Nous allons aussi insister sur les questions de santé. AIR PACA publie des cartes  journalières de pollution, et  le secteur de St Martin de Crau à Arles est régulièrement en rouge ou orange foncé, alors que le reste du département reste parfois en jaune ou vert. Par exemple, le 31 Janvier, jour de la publication du rapport du COI, ce secteur était presque le seul en rouge dans les Bouches du Rhône. La pollution autour de l’étang de Berre a fait l’objet de surveillances spécifiques depuis 2O ans, du fait des émissions d’origine industrielles, et une attention particulière y est désormais apportée. Je vais demander au Préfet de Région et à l’ARS PACA que le secteur d’ARLES fasse l’objet d’un dispositif spécifique de surveillance, et que des dispositions restrictives pour le trafic général hors résidents du pays d’Arles puissent être prises en temps réel lorsque les niveaux de pollution seront désormais atteints. C’est ce qui se fait pour les grandes métropoles, et la santé des Arlésiens mérite la même attention et les mêmes mesures que celle des Lyonnais ou des Grenoblois, dans ces agglomérations où le transit est régulé en cas de pic de pollution.

Nous allons insister aussi sur l’urgence urbaine. Comme le disait M le Maire d’ARLES en Janvier 2015, « le contournement autoroutier est indispensable pour REPENSER le centre d’Arles ». La reconfiguration du centre d’agglomération est nécessaire à un urbanisme humain et de qualité, et comme partout où il y a des blessures centrales, il faut les cautériser. Elle l’est aussi parce qu’Arles connaît un fort chômage, et lutte difficilement avec des moyens insuffisants pour relancer son développement économique dans la justice sociale. Notre cité a choisi de créer des emplois en valorisant son patrimoine culturel exceptionnel. L’Etat accompagne cette stratégie, portée d’abord par des investisseurs et fondations privées. Des projets comparables à celui de la fondation LUMA avec la tour de Frank Ghery sont peu nombreux en Europe, et sont accompagnés par les Etats ou les grandes collectivités pour les valoriser ; comme par exemple pour la fondation VUITTON. A Arles, l’Etat construit la nouvelle Ecole nationale supérieure de photographie en face de la tour Ghery, mais laisserait transiter entre ces 2 nouveaux monuments tout un trafic de transit, et de PL chaque fois que la RN 113 est saturée, c’est-à-dire notamment pendant les saisons touristiques … La population ne peut comprendre une telle incohérence.

Enfin, je voudrais insister sur l’absence de solutions intermodales ou pluri-modales pour réduire le trafic automobile issu du pays d’Arles. SNCF a supprimé la dernière desserte de TGV au départ d la gare d’Arles en Janvier dernier … La peau de chagrin s’est entièrement résorbée en 15 ans !  Et je n’évoque que pour mémoire pour le fret ferré la nécessité de maintenir un haut niveau de service sur la plate-forme de MIRAMAS. Le pays d’ARLES est pénalisé par la régression de sa desserte ferroviaire, et ne peut l’être doublement pour la seule mobilité interurbaine qui lui est réservée.

Nous comptons sur votre expérience et votre sagacité, Monsieur le Président, pour avec nous, obtenir la programmation rapide du contournement autoroutier d’ARLES quelque soit le scénario de financement retenu par le Gouvernement dans quelques semaines, et  pour une programmation à cheval sur les années 2020-2024, étant entendu que les services de l’Etat devraient être appelés à clore au plus vite l’instruction centrale en cours.

Je vous remercie de votre attention et cède la parole à notre délégation.

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La rencontre de la délégation arlésienne avec le Président du COI, Ph. Duron :

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A l'initiative de la Députée, Monica MICHEL, la rencontre a eu lieu à l'Assemblée Nationale. Accompagnant la Députée, la délégation était composée de Hervé SCHIAVETTI, Maire d'Arles, Dominique TEXIER, Maire de Saint-Martin-de-Crau, Stéphane SPAGLIA, Président de la CCI, Nicolas KOUKAS, Conseiller Départemental, David GRZYB, Vice-Président de l'ACCM, Nora MEBAREK, Vice-Présidente de l'ACCM, et Jean-Luc Masson, Président du SYMADREM. Invités, Marie-Pierre CALLET, Vice-Présidente du Département et Cyril JUGLARET, Conseiller Régional, n'ont pas donné suite.

Monica MICHEL a développé longuement les arguments en faveur de ce contournement d'ARLES, essentiel à la vie de la ville et à son économie. Elle a regretté le déroulement de la méthode employée où aucun acteur local d'Arles n'a été entendu avant la diffusion du rapport du Conseil d'Orientation des Infrastructures (COI) alors que Maître Corinne LEPAGE, connue pour sa position contre le tracé retenu du contournement, avait été auditionnée. Ensuite, les élus présents ont pu échanger avec Philippe DURON et insister sur les problèmes de sécurité et de santé pour les arlésiens, d'accidents répétés sur la R.N. 113 actuelle qui paralysent la cité. Philippe DURON a présenté la démarche du COI et les éléments de réflexion des rapporteurs. Il a conclu en remerciant la délégation et a regretté que cette audition n'ait pu avoir lieu plus tôt à cause du délai très court dans lequel le COI avait dû travailler. Il a rappelé que le rapport du COI est une contribution à la décision du Gouvernement, que Mme la Ministre des Transports a précisé, lors de la publication du rapport, qu’elle procédera à de nouvelles concertations dans les prochaines semaines, et que le rapport du COI n’est que la base de la partie du projet de loi d’orientation des mobilités qui sera consacré à la programmation pluriannuelle des infrastructures. La programmation des projets d’infrastructures n’est donc pas encore arrêtée. Il a indiqué qu’il rencontrerait rapidement Mme la Ministre des Transports pour porter à sa connaissance les éclairages nouveaux que cette audition lui avait apporté et susceptibles de compléter utilement le rapport du COI.

Il n'empèche que le rapport indique bien en conclusion : "Après analyse comparative des enjeux des différents investissements qu'il a eu à considérer et au regard de l'état d'avancement du projet, le Conseil recommande de prévoir la poursuite des études et des procédures du projet de contournement d'Arles en vue d'un engagement des travaux dans le cadre d'une concession à partir de 2038 pour le scénario 1..."

Affaire à suivre, mais l'interminable déroulement de ce dossier n'invite pas à l'optimisme!

 

Posté par ASSPB à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]