Sud Semestres-Plan du Bourg

13 juillet 2020

Election des délégués pour les sénatoriales :

Le conseil municipal du 10 juillet a permis l’élection des délégués supplémentaires et suppléants pour les prochaines sénatoriales (20 septembre 2020). Par la voix de Jean-Fredéric DEJEAN, l'opposition s'est inquiétée de n'avoir toujours pas les moyens matériels et humains afin que ses neufs élus puissent exercer leur mandat dans de bonnes conditions et à la hauteur de ce que l'ancienne opposition bénéficiait !

Monsieur le Maire lui a fait une réponse de Normand !

La déclaration de M. DEJEAN :

« Monsieur le Maire,
Depuis 1983, les majorités municipales qui se sont succédé sur notre commune ont eu à cœur de faire vivre le pluralisme des idées en attribuant aux différentes oppositions des moyens leur permettant d’agir.
Conformément à cette tradition républicaine, la précédente majorité avait ainsi permis aux élus d’opposition de s’organiser en groupe, de bénéficier de locaux et d’un appui administratif, et de participer à l’examen des questions traitées en Conseil municipal à travers une commission plénière. Votre adjoint, Monsieur Erick Souque, pourra d’ailleurs, à n’en pas douter, vous confirmer les éléments que j’avance.
Il était également d’usage que le Maire élu reçoive, dans un délai rapide, les chefs de file de l’opposition pour évoquer cette problématique des moyens.
Monsieur le Maire, les précédents élus d’opposition, à l’exception de Monsieur Souque, ne siègent plus au sein du Conseil municipal de la Ville d’Arles. De manière logique, nous en déduisons que les locaux, qu’ils occupaient, sont désormais disponibles. Avec mes collègues de l’opposition, nous nous étonnons de ne pas pouvoir en disposer pour le moment. D’autant plus que le calendrier du Conseil municipal s’accélère eu égard à la reprise de la vie démocratique après un douloureux mais nécessaire confinement.
Monsieur le Maire, je conçois qu’il n’est pas chose aisée de s’organiser dans un laps de temps réduit, bien que donner un trousseau de clés ne nécessite pas, à priori, un effort surhumain.
Néanmoins, je tiens à vous accorder le bénéfice du doute quant à vos intentions, et je vous fais confiance pour résoudre cette anomalie de manière efficace et rapide, sans attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Dès lors, Monsieur le Maire, je souhaite avoir de votre part des précisions sur les moyens que vous comptez nous attribuer. Seront-ils de même facture que sous la mandature précédente ? La commission plénière sera-t-elle maintenue ? La parole en Conseil municipal sera-t-elle lourdement encadrée ou laissée libre comme cela était le cas ? Les tribunes des différents groupes politiques de la majorité et de l’opposition, qui paraissent dans le magazine municipal, seront-elles de taille identique comme cela était aussi le cas ?
Le Code Général des Collectivités Territoriales fixe un minimum de règles et d’obligations concernant les moyens alloués à l’opposition. À Arles, vous l’aurez compris, il est naturel d’aller plus loin, mais cela reste à la discrétion du Maire.
Vous avez indiqué vouloir être le Maire de tous les arlésiens. Ainsi, et pour ne pas brimer les 42,77 % d’électrices et d’électeurs qui ont fait confiance à la liste de Monsieur Nicolas Koukas, je vous demande de tout mettre en œuvre pour que leurs aspirations, leurs espoirs et leurs attentes trouvent écho au sein de cette assemblée. Il s’agit d’un enjeu démocratique majeur.
Je vous remercie. »
Photo Florent GARDIN / ville d'Arles :

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Premier Conseil Communautaire de l'ère de Carolis :

Cette première réunion de l'exécutif de l'ACCM n'ayant pas été retransmis, il nous a paru intéressant de publier le compte-rendu fait par un élu de l'opposition.

Compte-rendu partiel et partial de Cyril Girard :

Début du conseil communautaire à 10h10.

Les gens se mettent en place. Petit plus par rapport au conseil municipal, nous sommes dotés d’une gourde réutilisable, d’une clé USB et d’un sac en tissu. La gourde c’est bien, même si trône aussi sur chaque table une bouteille en plastique. l’ordre du jour est dense : il s’agit d’élire tout le conseil communautaire (Président, vices-présidents) et la délégation de pouvoir du conseil et du Président. les votes seront fait un par un !

Une chose m’intrigue : Sylvie Ariès, ancienne responsable de “la Provence” à Arles, trône à la table presse avec les journalistes, de la Provence donc, et de l’Arlésienne. Sauf qu’elle est aujourd’hui soutien officiel de Carolis et chargée de sa communication. Qu’importe, elle aura deux heures pour propager la bonne parole aux journalistes présents.

Après l’appel, je demande la parole. Voici mon intervention :

Je constate qu’il n’y a pas de dispositif de captation de ce conseil communautaire. Après ces longs mois de campagne, j’ai pu me rendre compte de la méconnaissance des citoyens du fonctionnement de nos institutions, et notamment du fonctionnement et des prérogatives qui concernent notre communauté d’agglomération. L’abstention record que nous avons pu constater ne fait que renforcer ma conviction qu’il nous faut œuvrer à réduire la fracture qui s’installe entre les citoyens et leurs représentants. Tout moyen qui facilitera l’accès à l’information et au fonctionnement de l’ACCM sera bénéfique à la démocratie. Je souhaiterai que soit étudié la possibilité de retransmettre par vidéo les futurs conseils communautaires.

On me répond qu’ils font un essai aujourd’hui avec un téléphone et qu’ils vont tenter de rendre la captation vidéo automatique pour chaque conseil.

Le conseil peut commencer. La première étape est d’élire le président. Qui se présente ? Une seul personne, Patrick de Carolis, surprise. Il a su convaincre les autres Maires de ne pas lui faire ombrage. Le voilà donc élu à 40 voix pour et 4 blanc.

Il prend la parole et remercie tout le monde, et nous évite un trop long discours. En revanche, il promet du changement, notamment dans la gouvernance. Et badaboum ! Surprise ! Il renverse l’ordre du jour. Il nous annonce que nous n’allons voter que pour les cinq premiers vices-présidents, et invite les maires des cinq communes (Tarascon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre de Mézoargues, Saintes-Maries-de-la-Mer, Boulbon) à se présenter aux cinq postes pour constituer une “commission des maires” au sein de l’agglo. On ne comprend pas. N’y aura t-il que cinq vices présidents? 

Avec les pouvoirs que s’arroge le Président de l’ACCM, il resserre ainsi les cordons de la gouvernance. 

Le vote se fait poste par poste : Mme Lexcellent (mairesse de Saint-Martin-de-Crau) obtient 41 voix (Saint-MArtin), Mr Limousin (Maire de Tarascon) 31 voix, Mr Chassain (Maire des Saintes-Marie-de-la-mer, absent du conseil) 36 voix, Mr Gilles (Maire de Boulbon) 39 voix et Madame Pons (jeune Mairesse de Saint-Pierre de Mézoargue élue à la tête d’une liste apolitique) remporte le meilleur score avec 44 voix. 

Les délibérations suivantes sont donc annulées, mais précision nous est donnée : l’élection des autres vice-présidents se fera lors du prochain conseil. On peut souffler, en fait les tractations politiciennes ne sont pas terminées et les postes vacants se discutent en coulisse.

Est ensuite faite lecture de la charte du conseiller communautaire, paré de toutes les vertus et prêt à défendre au péril de sa vie l’intégrité de l’ACCM.

Arrive donc en fin de conseil la délibération numéro 9 qui nous pose question. Le conseil communautaire a trois lignes de délégations quand le nouveau président en a trois pages. il a tant de pouvoirs qu’il annonce qu’il ne va même pas en faire la liste à l’oral.

Je pose la question en ces termes :

Bonjour, je me permets, peut être un peu naïvement, de vous interpeller au sujet de cette délibération que je ne souhaite pas voter. Il s’agit d’un copier/coller à quelques détails près de la délibération présentée lors de la mandature précédente. Pour autant sa portée est grande.

De plus, sans préjuger de quoique ce soit par rapport à notre nouveau président et à sa capacité à user à bon escient de l’argent public mis à sa disposition, il me semble que laisser à la décision d’une seule personne tous les contrats et accords d’un montant inférieurs à 90 000 € pose question. J’aurais aimé savoir combien de contrats de ce type ont été passés dans le dernier exercice et ce que cela représente par rapport au budget global de l’ACCM. De même, pour les accords des marchés subséquents aux accords cadres quels que soit le montant. Combien d’argent public cela a représenté dans l’exercice précédent.

Désignation des membres du jury de conception et de réalisation ou de marché global etc. La liste est longue, que ce soit au niveau financier, contentieux des prérogatives qui, de fait, ne peuvent être discutés au niveau même du conseil communautaire, et qui relèvent d’une seule décision.

Peut être un peu naïvement pensais-je que les dépenses publiques étaient décidées de manière plus collégiale. Dans l’instant, je souhaiterai juste que les services puissent nous renseigner à ces sujets pour pouvoir voter, une prochaine fois,  en connaissance de cause. Peut être pouvons-nous réfléchir à abroger plus tard cette délibération et trouver un fonctionnement moins vertical afin de mettre plus de transparence et de clarté, tout en gardant la fluidité nécessaire au fonctionnement de l’outil, quant à l’utilisation de l’argent des contribuables.

Loin de moi l’idée d’apporter de la polémique, mais il me semble que tout ce qui pourrait amener à plus de transparence dans la gestion de l’argent public nous permettrait de faire un pas vers la confiance des citoyens. Les citoyens nous le disent, ils veulent que la musique change, il ne tient qu’à nous de changer la partition.

M. De Carolis me répond qu’il ne s’agit ni de musique ni de partition, mais de continuer à fonctionner comme avant puisque ça marchait si bien. Le changement c’est maintenant, mais ça dépend !

Puis il précise qu’il ne fera pas la liste de ses pouvoirs à l’oral. Je m’abstiendrai donc de voter cette délibération. Un vote « contre » m’accompagnera.

Je reposerai la question lorsque nous aurons les éléments chiffrés de l’ampleur du pouvoir du Président et ne manquerai pas de vous tenir informés.

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10 juillet 2020

Le Maire d'Arles élu Président de l'ACCM :

Le Maire d’Arles Patrick de Carolis a été élu, ce vendredi 10 juillet 2020, Président de la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette (ACCM).

Seul candidat, il a obtenu 40 voix sur 44 votants lors du premier Conseil communautaire issu des élections municipales.

Pour la première fois depuis sa création, un élu de la ville centre va présider l’ACCM. Situation tout à fait normale, la ville la plus importante de l'intercommunalité se doit de la présider !

La première décision du Président élu a été de créer un conseil des Maires, constitué des cinq maires de l’intercommunalité qui ont été élus vice-présidents, Roland Chassain, maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, Christian Gilles, maire de Boulbon, Marie-Rose Lexcellent, maire de Saint-Martin-de-Crau, Lucien Limousin, maire de Tarascon et Laurie Pons, maire de Saint-Pierre-de-Mézoargues.

Un prochain Conseil Communautaire devrait élire les autres Vice-Présidents et certainement prendre les premières décisions de gestion. Notamment recruter un Directeur des services dont le poste est vacant après quelques erreurs de casting de l'ancienne majorité.

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 Les quatre intercommunalités des Bouches du Rhône.

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09 juillet 2020

La nouvelle équipe municipale : qui fait quoi ?

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Les élus du Conseil municipal d’Arles et leurs délégations :

  • Patrick de Carolis, Maire d’Arles – Liste Pour le grand Arles
  • Jean-Michel Jalabert, Premier adjoint : Développement économique, commerces et artisanat, stationnement, Rhône – Centre-ville ;
  • Mandy Graillon, 2e adjointe : Sécurité, propreté, voirie, festivités, traditions et culture provençale ;
  • Pierre Raviol, 3e adjoint : Agriculture, gestion des risques, hydraulique ;
  • Sophie Aspord, 4e adjointe : Urbanisme, aménagement du territoire, foncier et patrimoine ;
  • Sébastien Abonneau, 5e adjoint : Tourisme, promotion du territoire – Trinquetaille ;
  • Catherine Balguerie-Raulet, 6e adjointe : Transition écologique, biodiversité et espaces naturels, travaux et aménagements urbains, planification territoriale ;
  • Frédéric Imbert, 7e adjoint : Éducation, écoles, enseignement supérieur, recherche ;
  • Claire de Causans, 8e adjointe : Culture et vie associative ;
  • Erick Souque, 9e adjoint : Solidarités, action sociale, séniors, santé ;
  • Sylvie Petetin, 10e adjointe : Finances, administration générale, fonds européens, transition énergétique ;
  • Serge Meyssonnier, 11e adjoint : Chasse et pêche – Mas-Thibert et Barriol ;
  • Paule Birot-Valon, 12e adjointe : Personnel municipal, ressources humaines, dialogue social ;
  • Michel Navarro, 13e adjoint : Démocratie de proximité, services publics, état civil, Conseil des sages ;

Adjoints de quartiers :

  • Sibylle Laugier-Serisanis, adjointe de quartier : Arles agglomération – Sport ;
  • Gérard Quaix, adjoint de quartier : Raphèle – Pont-de-Crau – Sécurité dans les écoles, activités périscolaires ;
  • Eva Cardini, adjointe de quartier : Salin-de-Giraud – Jumelages ;
  • Denis Bausch, adjoint de quartier : Moulès – Handicap et accessibilité ;

Conseillers municipaux :

  • Marie-Amélie Coccia, conseillère municipale : Transports, mobilités, sécurité routière ;
  • Sandrine Cochet, conseillère municipale : Smart city, infrastructures numériques ;
  • Silvère Bastien, conseiller municipal : Emploi, formation professionnelle, innovation ;
  • Carole Fort-Guintoli, conseillère municipale : Lutte contre les discriminations et le harcèlement, égalité des chances, droits des femmes ;
  • Emmanuel Lescot, conseiller municipal : Tauromachie, territoires de Camargue ;
  • Chloé Mourisard, conseillère municipale : Végétalisation, éducation à l’environnement, cité verte ;
  • Antoine Parra, conseiller municipal : Bâtiments communaux, espaces verts, fontaines – Semestres ;
  • Laure Toeschi, conseillère municipale :​​​​​ Petite enfance, crèches, centres aérés, colonies de vacances
  • Maxime Favier, conseiller municipal : Politique de la ville, laïcité, insertion par le sport ;
  • Aurore Guibaud, conseillère municipale : Économie sociale et solidaire ;
  • José Reyes, conseiller municipal : Création artistique ;
  • Ouided Benabdelhak, conseillère municipale : Humanitaire, jeunesse, vie étudiante ;
  • Sophian Norroy, conseiller municipal : Secours d’urgence, prévention ;
  • Claudine Pozzi, conseillère municipale : Information du personnel et bien-être au travail ;
  • Guy Rouvière, conseiller municipal : Devoir de mémoire, anciens combattants, cimetières ;
  • Sonia Echaiti, conseillère municipale : Habitat – Pont-de-Crau, Griffeuille et Trébon ;
  • Bruno Reynier, conseiller municipal : Irrigation – Monplaisir ;
  • Cécile Pandeau, conseillère municipale : Sécurité sanitaire ;

Conseillers municipaux de l’opposition – Liste Le parti des Arlésiens :

  • Nicolas Koukas ;
  • Dominique Bonnet ;
  • Cyril Girard ;
  • Françoise Pams ;
  • Mohamed Rafaï ;
  • Marie Andrieu ;
  • Xavier Gousse ;
  • Virginie Maris ;
  • Jean-Frédéric Dejean.

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30 juin 2020

Abstentions aux Municipales lors du deuxième tour :

Sur le plan National, l'abstention est pointée à 55,36 % ! C'est le plus fort taux depuis 1983 (20,03 %). Le journal Le Monde donne l'exemple d'un Maire élu dans le Val de Marne avec à peine 10,90 % des inscrits de sa commune ! Si l'on calcule la même chose pour Arles, le nouveau Maire fait mieux même s'il n'a recueilli que 26,58 % des voix (un quart de la population qui peut voter) des inscrits et son opposant 19,87 % !

Nous faisons face à une crise démocratique importante et ce n'est pas la seule crise sanitaire qui en est la responsable. Il faut que les élus et les partis républicains se remettent en cause sérieusement, d'autant plus que c'est toujours la commune et son Maire qui restent l'échelon administratif le plus apprécié ou le plus critiqué, selon le cas.

Les partis ont d'ailleurs suivi la même courbe descendante sauf pour EELV qui fait presque carton plein, sauf à Toulouse et à Arles. C'est la déroute pour LRM et ses alliés, le P.S. retrouve à peine quelques couleurs, L.R. stagne ainsi que le R.N. (Perpignan ne fait pas le printemps) et le P.C.F. perd des bastions importants, même s'il gagne quelques communes.

Taux de participation de la commune de NICE, lors du deuxième tour des élections municipales de 2020 :

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28 juin 2020

Résultats du 2ième tour des élections pour la commune d'Arles :

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Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits 37 428    
Abstentions 19 357 51,72  
Votants 18 071 48,28  
Blancs 390 1,04 2,16
Nuls 295 0,79 1,63
Exprimés 17 386 46,45 96,21
Candidats / ListesVoix% Exprimés
Nicolas KOUKAS Le parti des Arlésiens 7 437 42,78
Patrick DE CAROLIS Pour le grand Arles 9 949 57,22

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Un Remake de 1983 ?

Ainsi donc, les arlésiens ont choisi un saut dans l’inconnu ! En élisant la liste « Pour le Grand Arles », à part Grand et Changement nous ne savons pas grand-chose du programme et des 45 candidats, ni qui va faire quoi ! Certains sont inconnus du grand public, d’autres n’habitant pas la commune ont dû avoir recours à une adresse de complaisance. D’autres encore sont soit aigris, soit revanchards ou les deux à la fois. Le mot Grand est vague et les synonymes de Changement sont innombrables : modification, bouleversement, mutation, renversement, ébranlement, …

Quand elle veut reprendre une ville à la gauche, la droite ne fait jamais dans la dentelle. A Marseille, Martine VASSAL a évoqué le « péril rouge », « nous subirons un hiver fiscal sibérien », « l’ultra-gauche est en train de faire un putsch à la cubaine ou à la vénézuélienne ». A Arles, de CAROLIS n’a rien trouvé de bon dans la gestion passée, nous habiterions une ville dévastée. Sur les réseaux ont sévi des commentaires négatifs, mensongers, insultants voire diffamatoires, des attaques personnelles. L’équipe de Nicolas KOUKAS a eu le tort de s’abaisser à répondre au même niveau. C’est ce qu’a pointé le dernier bulletin de l’Arlésienne : « La gauche stalinienne contre l’extrême droite parisienne. Vous trouvez ça caricatural ? Pas de panique, nous aussi. »

Cependant, en politique comme au football, la "taquetique" est primordiale ! Sachant que son candidat local a peu de chance de virer en tête au premier tour, la droite le sacrifie, cherche et trouve un "people" connu mais pas trop marqué politiquement (sans étiquette). Apparemment, le marché n'en offrait pas sans casserole. La droite s'assure également la neutralité, voire la bienveillance et, pourquoi pas, le soutien de la presse locale. Ensuite, il faut réduire sérieusement les chances de l'extrême droite toujours vivace sur Arles. C'est fait avec une liste de candidats à ... l'EHPAD plutôt qu'à la bagarre électorale ! Enfin, si on peut aider à susciter quelques trahisons, pardon en politique on qualifie cela de "retournement de veste", du côté adverse, c'est que du bonheur. Ajouter le "dégagisme" ambiant et le tour est joué !

Avec cette élection, nous avons eu l’impression de revivre, pour les anciens et toute proportion gardée, la campagne électorale de mars 1983.,

« L’histoire ne se répète pas mais elle se plagie. » (Jacques DEVAL 1890-1975).

A l’époque, la ville d’Arles était en pleine dés-industrialisation : fermeture des ateliers SNCF, des papeteries Etienne et des CMP avec plusieurs milliers d’emplois perdus. Rien que cela. Un candidat sans étiquette (lui aussi), le Docteur Jean-Pierre CAMOIN, auréolé d’une compétence en dermatologie, bénéficiant d’une importante patientèle et du tournant de la rigueur que venait de prendre le Président François MITERRAND, battait le Maire sortant, Jacques PERROT, à la fin de son deuxième mandat. J.P. CAMOIN était élu grâce aussi à deux mensonges : il était en réalité membre du RPR et avait annoncé un trou financier important laissé par la municipalité sortante alors qu’il n’en était rien. Il avait également bénéficié de deux erreurs de son adversaire : J. PERROT avait réalisé des investissements, certes importants, mais que les arlésiens ne voyaient pas car ils étaient sous terre : l’adduction d’eau potable et l’assainissement des habitations de Camargue ainsi qu’un choix politique controversé en désignant le futur Premier Adjoint, Alain BONNEAU, permanent de l’Union Locale CGT.

La carrière électorale de J.P. CAMOIN se terminera mal : augmentation des impôts avec la suppression de l’abattement général à la base de la taxe d’habitation et une hausse importante des taux. En 1995, après deux mandats, il est battu par Michel VAUZELLE. Ensuite, la ville passe à la caisse : les comptes sont en difficulté par les grands travaux de J.P. CAMOIN et l’augmentation des frais de personnels. La Région et le Département seront là pour aider à combler un déficit de presque 20 millions d’euros !

Nous n’avons plus qu’à "Wait and See" comme disent les « Rosbeef ».

De CAROLIS va-t-il nous annoncer dans quelques mois qu’il est membre d’un parti de droite ? Les impôts vont-ils augmenter d’ici la fin de son mandat ?

Ainsi donc, les arlésiens n’ont pas fait le choix de la jeunesse. C’est dommage.

La liste « Le Parti des Arlésiens » et le collectif citoyen Changeons d’Avenir, s’est engagée sur un programme détaillé, notamment le Plan Résilience à réaliser les 100 premiers jours du mandat « pour réinventer le service public local, réactiver l’attractivité de notre territoire, relancer l’économie et l’emploi tout en préservant notre santé et notre environnement. » Toutefois, sans aborder les financements. Bon c’est une équipe renouvelée (39 nouveaux sur 45), jeune et dynamique, composée de citoyens diplômés et souvent déjà engagés au sein de la commune. Est-ce qu’ils auraient eu la compétence à gérer, la volonté et l’endurance pour faire bouger, voire bousculer, la lourde et sclérosée machine municipale ? Nous ne le saurons pas.

Pour ce deuxième tour les grands perdants sont la démocratie, la politique et les politiques à la vue des taux de participation à Arles et sur le plan national !!!

Le nouveau Maire d'Arles :

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25 juin 2020

Une élection municipale atypique :

Une pandémie, des électeurs introuvables, un Maire sortant qui ne se représente pas mais qui mérite le respect ayant remporté trois victoires dont une au premier tour, comme le reconnaît volontiers Cyril JUGLARET, beaucoup de candidats et donc beaucoup de perdants, un entre-deux tours long de 15 semaines !

Le plus grand perdant est David GRZYB (10,30 %) ! Son obstination à refuser une alliance avec Nicolas KOUKAS l'a privé d'un poste important qu'il convoitait depuis longtemps : la Présidence d'ACCM que lui a refusé le Président Claude VULPIAN. Avec à la clé, un résultat de premier tour pas à la hauteur des compétences de GRZYB même avec une liste qualifiée par beaucoup d'électeurs de très moyenne bien qu'au niveau de la plupart des autres listes en compétition. Durant l'entre-deux tours, Cyril JUGLARET (15,32 % des voix) annonce son retrait : "... nous ne pouvons qu'encourager le changement de gouvernance". Ce qui fait écrire par La Provence que ce retrait ressemble à un appui à de CAROLIS (26,41 %). Bon, un appui mais avec des déchets car la campagne a été rude entre les deux formations ! Mais il en aurait été de même avec le maintien. De son côté, Nicolas KOUKAS (21,16 %) s'allie avec la liste de Cyril GIRARD soutenue par EELV (8,31 %), ce qui peut être à double tranchant et confirmer qu'effectivement, il n'y aurait pas de changement dans les deux dossiers d'investissement si importants pour les quartiers Sud, l'économie de la ville et la santé des riverains de la R.N. 113 : le désenclavement du "Grand" Barriol grâce à la liaison directe de la R.D. 35 avec le carrefour de Fourchon et le contournement autoroutier. Pour de bon, la ville resterait l'arme au pied pour ne pas fâcher ses alliés verts. Donc, au deuxième tour nous avons un face à face entre Patrick de CAROLIS, l'homme "vu à la T.V.", affublé de quelques casseroles anciennes mais jamais oubliées par l'électorat, avec un programme des plus vague derrière le mot "Grand" et le soutien de militants et adhérents du syndicat communal F.O.*, et Nicolas KOUKAS le successeur d'Hervé SCHIAVETTI (accusé de bien des maux), flanqué lui de quelques personnages qui pourraient ne pas lui faciliter la tâche.

* ce qui n'est pas idéal pour ensuite gérer le personnel communal !

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23 juin 2020

Les pollueurs se déchaînent :

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Malgré notre vigilance et nos demandes régulières d'interventions auprès des services municipaux, toujours satisfaites, les abords de l'aire de jeux rue Henri Satre et les abords de la Plaine des Sports rue Philippe Lebon sont pourris quasi quotidiennement par des "salopards", il n'y a pas d'autres mots pour les qualifier ! En voici, un dernier exemple. Qui peut croire que nous sortons d'un confinement sanitaire ? Qui peut croire que ces gens-là aiment la jeunesse qui fréquente les aires de jeux et les stades ? Qui peut croire que ces personnages se respectent eux-mêmes ? Sûrement pas nous ! Arles ville propre ? Combien vont encore se casser les dents sur ce phénomène sociétal qui n'honore personne ?

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02 juin 2020

Des conteneurs bien disposés pour encourager les dépôts sauvages :

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Avenue de la 1e Division Française Libre, photo ASSPB

Les conteneurs affectés aux logements des habitants du Quai des Platanes ont été déplacés depuis plusieurs mois et collés au Palais des Congrès de la CCIPA ! C'est rapidement devenu un lieu de dépôts sauvages, y compris pendant la pandémie. C'est du plus bel effet pour les congressistes, les visiteurs du Musée Départemental Arles Antique les touristes et les promeneurs ! Qui a pris la décision de les déplacer et de les mettre à cet endroit. En principe, le positionnement des conteneurs et la collecte des déchets sont de la compétence de l'ACCM. Peut-être qu'au lieu de déplacer les conteneurs, ACCM aurait pu  prendre la décision de construire un local pour les accueillir à proximité des logements de la communauté. Nous nous souvenons que l’association Petit à Petit (Coopérer pour mieux vivre ensemble : http://www.assopetitapetit.org) a accompagné durant des années la communauté gitane de 250 personnes dans son passage d’un habitat en caravane à un habitat classique. Est-ce toujours le cas ? A-t-elle été consulté ?

A côté de ce tas d'ordures, devant le Musée bleu (MDAA), après un long confinement, la nature est magnifique.

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