L’expression n’est peut-être pas exactement valable car on est pas sûr dans cette affaire que le chat vainque la souris. On se souvient que le squat de Roms du Mas Léon avait été évacué sans heurt après de longs mois de médiation et la réaction intelligente des riverains (archives sur http://sudsemestresplandubourg.over-blog.com). Le squat de Roms de l’avenue Victor Hugo aura duré lui environ trois ans puisque les occupants avaient bénéficié d’un délai rendu par le Tribunal de Tarascon. En juillet, un nouveau Référé a enjoint, cette fois, aux Roms de quitter les lieux. La Ville a fait nettoyer le terrain et murer l’entrée. Aussitôt, les familles expulsées se sont installées sur le site des anciens établissements Perret, quai de la gare maritime à Trinquetaille. La Ville a à nouveau présenté au Tribunal de Tarascon un Référé demandant l’expulsion des familles Roms au motif que le hangar dans lequel elles sont installées menace de s’écrouler et que le chantier de réfection des digues du Rhône va s’ouvrir à proximité. Cette fois, contre toute attente, début août le Tribunal s’est déclaré incompétent ! Comprenne qui pourra. L’affaire est donc loin d’être réglée, au grand dam des riverains et des commerçants du quartier. Une fois de plus, l’accueil et l’intégration de ces populations sont laissés à la charge des communes alors qu’ils devraient l’être au niveau des Etats européens. ▄

Le squat du Mas Léon après le départ des Roms, photo Albert LAUGIER :

ASSPB septembre 2012 003