La Commémoration du 8 mai 1945 :

Le  8 mai 1945, c'était la fin de la seconde guerre mondiale par la Victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie. Pour le 70e anniversaire de la Victoire, de nombreuses cérémonies ont eu lieu dans les villages et en divers sites de la commune d'Arles, en présence du 25e régiment du Génie de l'Air d'Istres, des élus, des associations d'anciens combattants et la participation des jeunes étudiants de l'IUT Aix-Marseille Université site d'Arles.

En 1959, le Général de GAULLE supprime le jour férié du 08 mai. En 1975, le Président Giscard d'Estaing supprime la Commémoration du 8 mai. En 1981, le Président François MITTERRAND rétablit le jour férié et la Commémoration pour le 8 mai!

Photo A Laugier :

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La Commémoration du 10 mai :

En 2006, le Président Jacques CHIRAC décide que le 10 mai sera consacré à la Commémoration de l'Abolition de l'esclavage en France métropolitaine. La ville d'Arles s'est associée à cette cérémonie nationale depuis 2006. Ce 10 mai a eu lieu à Trinquetaille, rue Bracke-Desrousseaux, square du 10 mai, un dépôt de gerbes, des chants interprétés par la chorale Clair Matin suivis par la lecture de "Prière d'un petit enfant nègre" de Guy TIROLIEN :

 "Seigneur, je suis très fatigué.
Je suis né fatigué.
Et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
Et le morne est bien haut qui mène à leur école.

Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.

Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
Quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
Où glissent les esprits que l'aube vient chasser.
Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers
Que cuisent les flammes de midi,
Je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers,
Je veux me réveiller
Lorsque là-bas mugit la sirène des blancs
Et que l'Usine
Sur l'océan des cannes
Comme un bateau ancré
Vomit dans la campagne son équipage nègre...

Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.
 
 

Ils racontent qu'il faut qu'un petit nègre y aille
Pour qu'il devienne pareil
Aux messieurs de la ville
Aux messieurs comme il faut.
Mais moi, je ne veux pas
Devenir, comme ils disent,
Un monsieur de la ville,
Un monsieur comme il faut.

Je préfère flâner le long des sucreries
Où sont les sacs repus
Que gonfle un sucre brun autant que ma peau brune.
Je préfère, vers l'heure où la lune amoureuse
Parle bas à l'oreille des cocotiers penchés,
Ecouter ce que dit dans la nuit
La voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
Les histoires de Zamba et de compère Lapin,
Et bien d'autres choses encore
Qui ne sont pas dans les livres.

Les nègres, vous le savez, n'ont que trop travaillé.
Pourquoi faut-il de plus apprendre dans des livres
Qui nous parlent de choses qui ne sont point d'ici ?

Et puis elle est vraiment trop triste leur école,
Triste comme
Ces messieurs de la ville,
Ces messieurs comme il faut
Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
Qui ne savent plus conter les contes aux veillées.

Seigneur, je ne veux plus aller à leur école !"

Photos, A Laugier :

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