Dans le compte rendu de l'atelier du quartier de Barriol, concernant le Plan Local d'Urbanisme d'Arles (Article mis en ligne le 26 juin 2015), nous terminions par une réflexion d'un participant :
 « Le PLU ne va-t-il pas faire comme le contournement autoroutier d’Arles, nous faire consommer beaucoup de temps pour ne rien en tirer ? »
Le 23 septembre dernier, nous avons été conviés à une Commission Extra Municipale afin de nous présenter les Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP) du PLU. La présentation du Bureau d'étude CITADIA/AirPublique a procédé un peu de la réflexion ci-dessus. En effet, le responsable a prévu une réalisation des projets d'ici 10 ou 15 ans. Cela nous a laissé plus que dubitatif. Dans le meilleur des cas, on peut considérer qu'il nous a fait rêver ou, si nous sommes pessimistes, qu'il nous a vendu du vent!
Avec ces cabinets d'études, c'est toujours la même chose : ils imaginent le meilleur, le plus beau, donc le plus cher pour l'avenir d'une cité. Et puis, ils veulent faire briller les élus qui ont passé commande. Ils ne se  préoccupent pas du coût. Ils ignorent délibérément que nous subissons une crise, que les collectivités ont des budgets contraints car les recettes sont en diminution depuis plusieurs années.
Comme on dit : "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs". Le conseilleur ne prend aucun risque, c'est celui qui prend une décision qui en subira les conséquences! Dans leurs propositions, ils créent volontiers un pont ici, des parcs urbains ailleurs, un port plus loin, de nouvelles entrées de ville, des ZAC à créer, un réinvestissement urbain majeur, un potentiel de 4 600 logements à produire d'ici 2030, des parking qui surgissent de terre, un potentiel foncier à faire fructifier, de grands corridors de mobilité/loisirs à inventer, des aménagements sportifs,...
Il a complètement échappé à ce Bureau d'étude que les budgets ne pourront pas suivre, qu'à Arles nous attendons depuis 20 ans un contournement autoroutier et une déviation de la R.D. 35 qui ne viennent toujours pas, que la ville a, depuis les années 80, des difficultés à entretenir son patrimoine et les aménagements de la commune la plus grande de France.

Photo, ville d'Arles :

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