Les bureaux de vote sont institués par arrêté préfectoral et sont composés de différents intervenants.

  • Un président du bureau de vote, qui peut être le maire, l’un de ses adjoints, l’un des conseillers municipaux ou un électeur de la commune désigné par le maire. En cas d’absence, le président est remplacé par un suppléant, désigné par lui ou à défaut, par le plus âgé des assesseurs. Le président assure la police à l’intérieur du bureau de vote. Pour éviter tout incident ou manoeuvre violente tendant à perturber le scrutin, il dispose des autorités civiles et militaires, qui sont tenues d’exécuter ses ordres.
  • Au moins deux assesseurs, obligatoirement désignés, par les différents candidats, parmi les électeurs du département (art. R.44 du Code électoral). Chaque candidat, ou liste, a le droit de désigner un seul assesseur. Si leur nombre est inférieur à deux, les assesseurs manquants sont pris parmi les conseillers municipaux ou parmi les électeurs présents (ex : l’électeur le plus âgé s’il manque un assesseur, le plus âgé et le plus jeune s’il en manque deux). Ils sont chargés notamment de faire signer les électeurs sur la liste d’émargement et de tamponner la carte électorale.
  • Un secrétaire, choisi lui aussi parmi les électeurs de la commune, qui a voix consultative lors des décisions prises par le bureau de vote et qui rédige le procès-verbal.

Par ailleurs, chaque candidat peut exiger la présence d’un délégué habilité à contrôler toutes les opérations électorales. De même, un certain nombre de scrutateurs procèdent au dépouillement des votes sous la surveillance des membres du bureau. Ils sont désignés par les candidats, les mandataires des listes en présence ou par les délégués, parmi les électeurs présents. S’ils sont en nombre insuffisant, le bureau de vote peut participer au dépouillement.

Enfin, afin d’assurer un suivi satisfaisant des opérations de vote, la loi électorale exige qu’au moins deux membres du bureau de vote soient présents en permanence.

Lors du deuxième tour des élections régionales sur la commune d'Arles notamment, nous avons vu les limites de cette organisation et surtout les faiblesses des deux partis politiques encore en lice. Une chose est de se présenter aux élections, une autre est d'assumer ses responsabilités. Nous avons pu constater que les candidats des Républicains et du F.N. étaient dans l'incapacité de désigner un assesseur et un délégué dans chaque bureau de vote! Les Présidents des bureaux de vote ont dû se débrouiller avec les rares présents et les employés communaux! Sans l'éthique des présents, il aurait été facile de "bourrer" les urnes dans certains bureaux! Les responsables ont même regretté l'absence des partis de gauche lors de ce deuxième tour car ils sont en capacité, à chaque scrutin, de déléguer de nombreux militants. Faut-il en déduire qu'à droite et à l'extrême droite on n'a pas la fibre citoyenne? Ou que ces militants politiques sont plus à l'aise sur les réseaux sociaux?

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