L’implantation du site du chantier naval de Barriol  remonte à 1882.  Créé et exploité  par Monsieur Henri Satre, ce dernier possédera également un atelier de construction navale au 8-9, quai Rambaud à Lyon. Plusieurs phases d’évolution techniques interviendront au fil des ans.

Les plus récentes seront imaginées en 2002 car la capacité de levage en longueur et poids était en retard sur  l’évolution de la flotte. Dès 2004, une refonte profonde du slipway et de ses matériels fût engagée  avec notamment la création  de deux voies supplémentaires pour accueillir des unités de 120 m et 1750 tonnes.  En 2008 vint une refonte des appareils hydrauliques de traction.

En 2012, un réaménagement du site est réalisé pour le mettre aux normes ICPE : Installation classée pour la protection de l’environnement. Une nouvelle extension de deux voies complémentaires est prévue en 2013, de manière à accueillir l’ensemble des bateaux navigants sur le bassin soit des unités de 135 m et 2200 tonnes de poids à vide.

 Le site appartient au domaine public. Il est exploité par le concessionnaire SACHA, Société Anonyme de la Cale de Halage d’Arles, ce depuis sa création en 1984.

Barcarin III sur le slipway :

 Le slipway ou cale de halage se trouve sur la VC N°25 de Barriol, sur la rive gauche du Rhône, il est constitué sur un parvis incliné à 10%. Il permet l’entretien, la maintenance et la réparation hors d’eau des bateaux par les Chantiers navals de Barriol. Les 13 voies de levage sont indépendantes et synchronisables en fonction de la longueur de l’unité levée. Les chariots sont tractés au moyen d’une chaîne attelée à un moto-réducteur hydraulique. La remise à l’eau est assurée par des câbles contournant des poulies immergées à 40 mètres au large à l’étiage. La modernisation de la cale de halage d’Arles avec un agrandissement pour recevoir des grands bateaux de croisière dont le trafic a augmenté de 85% fait partie des travaux du nouveau Plan Rhône (2015-2020) qui prévoit une enveloppe financière globale de 555 M€. Le projet concerne la mise aux normes environnementales notamment vis-à-vis des rejets des installations du Slipway qui fonctionnent depuis de nombreuses années, et l’extension du plan incliné d’une vingtaine de mètres afin de l’adapter à l’évolution des bateaux qui peuvent atteindre 135 mètres et 2100 tonnes.