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Durant les longues années d’études puis de choix d’un tracé pour le contournement autoroutier d’Arles, notre association avait finalement acté mais mal accepté la Variante Sud Vigueirat, et s’était rangée à l’intérêt général : « Face à une politique globale de déplacements qui ne nous satisfaits pas : absence de ferroutage, transports en commun insuffisants, transports fluviaux et maritimes insuffisamment exploités, nous avons cependant eu la volonté de ne pas retarder la réalisation d’une infrastructure devenue indispensable et urgente » (octobre 2007). Avec l’espoir d’arriver à ce que : le tracé retenu passe le plus loin possible du secteur le plus dense en habitations, la transparence hydraulique de l’autoroute soit respectée : libre circulation de l’eau sous la chaussée, et une prise en compte forte des problèmes de bruits et de pollutions.

Après bien d’autres péripéties et une stagnation du dossier pendant plusieurs années (Cf. notre synthèse du 01 février 2016  déjà publiée sur ce blog), poussés par un Collectif des CIQ/CIV depuis 2015, les élus et la CCI réagissaient en convoquant une conférence de presse le 08 février 2016.

Lors de cette conférence de presse (le compte-rendu a été publié sur ce blog), les élus présents proposaient l’organisation d’une manifestation sur la R.N. 113 en été si d’ici là rien ne bougeait.

N’ayant reçu aucun signe de l’Etat, David GRZYB a convoqué les CIQ/CIV et la CCI afin d’organiser concrètement le blocage de la R.N. 113.  La décision a alors été prise d’arrêter la circulation le vendredi 10 juin de 10 à 11 heures. A la suite des nombreuses manifestations mouvementées contre la loi travail, il a été ensuite décidé, le 06 juin, de reporter l’action au vendredi 01 juillet de 10 à 11 heures.

Parallèlement, le 13 juin est mise en ligne, sur le site Change.org, une pétition : « Oui, à la réalisation rapide du contournement autoroutier d’Arles ». Elle recueille 550 signatures en 15 jours (un peu plus de 700 aujourd’hui). C’est peu et largement insuffisant. Si l’on compare avec une pétition, mise en ligne sur le même site, contestant la vente du camping municipal et d’une partie du parc du château de Montauban par le Maire de Fontvieille, qui avait recueillie 1 500 signatures en deux semaines.

A sa demande, M. David GRZYB a rencontré, Monsieur le nouveau Sous-Préfet d'Arles, afin d'évoquer notre mobilisation en faveur de la réalisation rapide du contournement autoroutier d'Arles. Il lui avait initialement proposé d'être accompagné par un représentant des CIQ/ CIV et un représentant du monde économique. Cette proposition n'a pas reçu son assentiment.

Lors de l’échange, Monsieur le Sous-Préfet a souhaité connaître nos motivations et le degré de notre mobilisation. Son souhait était que nous renoncions à "bloquer" la RN 113.

L’élu lui a rappelé, en notre nom à tous, que cela faisait 20 ans que ce dossier avait été ouvert par les services de l'Etat et que celui-ci était "congelé" depuis plusieurs années désormais et donc que notre exaspération était grande. Il lui a indiqué notre intention de maintenir notre manifestation en précisant que celle-ci avait essentiellement un caractère symbolique, dans un premier temps. Aussi, il a proposé - afin de limiter les désagréments - de limiter le "blocage" de la RN 113 à une demi-heure maximum.

Finalement, Monsieur le Sous-Préfet a indiqué que la décision d'autoriser ou d'interdire cette manifestation ne lui appartenait pas. Elle relève de Monsieur le Préfet de Police des Bouches du Rhône. Il a donc remis à M. GRZYB une demande de déclaration de manifestation à adresser au Préfet.

Le 28 juin, David GRZYB a été reçu par le Directeur de Cabinet du Préfet de Police. Celui-ci a proposé que la manifestation se déroule ailleurs que sur la R.N. 113 ! Il ne s’oppose pas à ce qu’elle se déroule sur celle-ci mais nous informe que ses services sont dans l’impossibilité d’assurer notre sécurité ce jour-là. Dans ces conditions, les organisateurs se refusent à mettre en danger les manifestants. Des représentants des CIQ/CIV, de la CCI et de l’UPE rencontreront M. GRZYB le 29 juin pour décider des modalités de la manifestation. Évidemment, entre le temps perdu à cause du changement de Sous-Préfet puis du rendez-vous à Marseille et l’absence de volonté de sécuriser cette manifestation, ce n’est pas la meilleure manière de la préparer sérieusement.

Il y a quand même un problème de démocratie dans notre pays, si l’on ne peut plus organiser une manifestation où l’on veut et quand on veut !