Que la porte-parole d'EELV, qui habite Marseille, explique aux arlésiens ce qui est bon pour eux, ne manque pas de sel (La Provence du 05 septembre 2016). Mais qu'elle mette en cause aujourd'hui, après 20 ans de silence sur le sujet (une seule intervention en décembre 2014 d'Europe Écologie Les Verts !), la réalisation du contournement autoroutier, c'est carrément de la provocation! Ce n'est pas elle qui subit, tout au long de l'année, les accidents sur la RN 113, les chaussées saturées d'automobiles et de poids lourds, le centre-ville bloqué régulièrement chaque été, les quartiers sud d'Arles coupés du monde,... En janvier 2016, l'ex-ministre de l'Environnement, Corinne Lepage, avait également remis en cause ce contournement. Un Vert ça va, deux Verts bonjour les dégâts ! Plus compréhensible est la position de l'ACEN qui a participé aux réunions et s'est toujours opposée à ce projet. Nous avons suffisamment dit et écrit que le tracé choisi ne nous convenait pas, mais que devant l'urgence de cette réalisation, nous ne nous y opposerions pas. Nous rappelons encore la position majoritaire de notre association : "Durant les longues années d’études puis de choix d’un tracé pour le contournement autoroutier d’Arles, notre association avait finalement acté mais mal accepté la Variante Sud Vigueirat, et s’était rangée à l’intérêt général : Face à une politique globale de déplacements qui ne nous satisfaits pas : absence de ferroutage, transports en commun insuffisants, transports fluviaux et maritimes insuffisamment exploités, nous avons cependant eu la volonté de ne pas retarder la réalisation d’une infrastructure devenue indispensable et urgente (octobre 2007). Avec l’espoir d’arriver à ce que : le tracé retenu passe le plus loin possible du secteur le plus dense en habitations, la transparence hydraulique de l’autoroute soit respectée : libre circulation de l’eau sous la chaussée, et une prise en compte forte des problèmes de bruits et de pollutions." Dès les années 1990, les 30 associations, dont faisait partie l'ASSPB, regroupées au sein de l'ARPA (Associations Rassemblées pour le développement durable du Pays d'Arles) avaient proposé et obtenu l'étude d'un tracé enterré plus respectueux de la nature et de ses habitants : la variante Sous Fluviale (VSF). Malheureusement, à cette époque, l'ARPA n'a jamais reçu le soutien d'EELV, ni des élus de tous bords, ni de la CCI et encore moins de la population. C'est à ce moment là qu'il aurait fallu bloquer la RN 113 afin de se faire entendre des pouvoirs publics. Remettre en cause aujourd'hui le tracé choisi est illusoire et complètement irréaliste car cela relancerait des études et une concertation nouvelles pour 20 ans de plus. Ou alors, c'est vouloir instrumentaliser le contournement autoroutier d'Arles à des fins électoralistes.

Photo ASSPB :

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