Le 04 janvier, Arielle LAUGIER, Adjointe au Maire et élue du quartier, présentait ses vœux à la population du grand Barriol, à l’école Louis Aragon. Temps froid, 80 personnes, 17 élus et 3 ou 4 chefs de service étaient présents. L’élue rappelait sa volonté et son énergie à améliorer le quartier et engageait la salle à être optimiste et s’opposer aux inégalités, aux injustices et à la barbarie qui continue de frapper des innocents. Plus de 110 000 € ont été affectés aux travaux de voirie (éclairage, faucardage, signalétique, pluvial,…) et 145 000 € investis dans le bâtiment (groupes scolaires, la Poule Rousse et la plaine de Sports). Elle rappelait que le quartier a été retenu par le NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) : 650 000 € vont être consacrés à améliorer les logements, les commerces, les équipements urbains (voirie, espaces verts, déplacements,…). 18 mois seront nécessaires pour des études : concertations avec les différents organismes et la population, préparer les dossiers, les appels d’offres,… Elle soulignait le fort engagement des femmes dans la gestion de l’EPACSA (Établissement Public Administratif de Gestion des Centres Sociaux d’Arles) : Mme Hamina Afkir, Adjointe à la Jeunesse, en est la Présidente et Mme Rosevegue est Directrice du service. Le centre social Christian Chèze est présidé par Mme Patricia Mignone. La Maison Publique du Quartier est également gérée par deux femmes : Mmes Monchoix et Boualam. Tous les acteurs présents régulièrement sur le quartier : institutionnels (Ville, ACCM), associatifs, enseignants, bailleurs sociaux, police, la régie REGARDS,… Enfin, l’élue avait une pensée amicale pour Eliane Mézy, disparue en mars 2016, présente à chacun de ses vœux et pour Sœur Marie-Thérèse Badji repartie dans son pays natal, le Sénégal, après 6 ans passé chez nous à rendre de multiples services à la population arlésienne.

Enfin, Mme Laugier donnait lecture d’un extrait du poème « L’accent » écrit par Miguel ZAMACOÏS (1866-1955), fils d’un migrant basque espagnol. Elle terminait par ces mots : « Cultivons nos différences venues d’ici et d’ailleurs, Bonne Année remplie de jours meilleurs, de bonheurs partagés et d’une belle santé pour vous et vos proches. »

Les habitants présents évoquaient ensuite leurs visions du présent et de l’avenir autour d’un verre offert par la ville.

L'Accent :

« De l'accent ! De l'accent ! Mais après tout en-ai-je ?
Pourquoi cette faveur ? Pourquoi ce privilège ?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
« Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde ! »
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir...

Eh bien non ! je blasphème ! Et je suis las de feindre !
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre !
Emporter de chez soi les accents familiers,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne !
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent ? Mais c'est un peu le pays qui vous suit !
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage !
C'est pour les malheureux à l'exil obligés,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers !

Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose !...
Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent !
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant !
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent fièrement sur l'oreille !
Mon accent ! Il faudrait l'écouter à genoux !
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages !
Écoutez ! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord !
Mon accent porte en soi d'adorables mélanges
D'effluves d'orangers et de parfum d'oranges ;
Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où les treilles splendides
Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides !
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
À toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole
Tous les mots que je dis dansent la farandole ! »

Photos, ville d'Arles :

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