Quand le temps de la sieste n’est pas le même aux Saintes-Maries-de-la-Mer qu’à Arles ! Bon, l’important c’est de se réveiller ! La Provence (édition du 16 février 2017) nous présente le projet alternatif au contournement autoroutier d’Arles de M. CHASSAIN : creuser un tunnel sous le Rhône et dévier les poids lourds chez les autres (Gard et Vaucluse). Si cette proposition était prise en compte, elle relancerait le processus pour encore une bonne vingtaine d’années avant de voir sa réalisation !

En ce qui concerne notre association, elle ne s’est jamais endormie sur ce sujet depuis plus de 20 ans. Elle ne s’est pas non plus blottie dans les bras de Morphée puis qu’elle a encore récemment participé avec les CIQ de la Roquette, Trinquetaille et Pont de Crau aux actions relancées par David GRZYB en faveur du contournement (conférence de presse, pétition et opération « escargot »). L’article de La Provence oublie une fois de plus de citer notre association et nos quartiers sud qui sont aussi impactés que les autres par le trafic actuel de la R.N. 113 et qui le seront par le tracé choisi en 2004, si un jour il se réalise !

C’est l’occasion pour rappeler rapidement la position de notre association :

Nous étions partie prenante de l’ARPA (Associations Rassemblées pour le développement durable du Pays d’Arles, créé début 2000 mais qui se réunissait depuis 1995) qui a proposé que le tracé actuel de la R.N. 113 passe sous le Rhône (VO enterrée ou Voie Sous Fluviale). Pour nous, c’était le seul tracé qui s’inscrivait dans une perspective de développement durable respectueux à la fois du patrimoine historique et naturel et des habitants. La DDE l’a refusé sous le prétexte du coût et de l’opposition du CIQ de la Roquette et des riverains de la R.N. 113. A l’occasion de l’étude de la VO enterrée, elle a sorti à ce moment-là (hiver 2002) de son chapeau un nouveau tracé : la Variante Sud Vigueirat (VSV), qui ne figurait pas dans ses premières propositions et qui a été validé par le Ministre de l’Equipement en avril 2004.

Notre association a donc acté mais mal accepté la VSV. Cependant, elle s’est rangée à l’intérêt général : « Face à une politique globale de déplacements qui ne nous satisfait pas : absence de ferroutage, transports en commun insuffisants, transports fluviaux et maritimes insuffisamment exploités, nous avons cependant eu la volonté de ne pas retarder la réalisation d’une infrastructure devenue indispensable et urgente » (octobre 2007). Avec l’espoir d’arriver à ce que : le tracé retenu passe le plus loin possible du secteur le plus dense en habitations, la transparence hydraulique de l’autoroute soit respectée : libre circulation de l’eau sous la chaussée, et une prise en compte forte des problèmes de bruits et de pollutions.

Mais depuis 2004, tout le monde roupille et le dossier s’est perdu dans les arcanes administratives. Les élus de tous bords et de tous niveaux (État, Région, Arrondissement, Département, ville d’Arles) n’ont, hélas, pas été plus performants. Évidemment la stagnation du dossier ouvre des perspectives aléatoires et des propositions contradictoires ou fantaisistes.

Pourvu qu’un moustique de l’espèce « tsé-tsé » (porteur de la trypanosomiase africaine) n’arrive pas jusqu’aux portes des Saintes-Maries. Sinon, c’est du ciel ou de l’enfer que les camarguais et les touristes verront peut-être (?) ces 26 kilomètres de bitume manquants serpenter entre l’Italie et l’Espagne.

tsetse

R.N. 113, photo ASSPB :

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