L'industrie pétro-chimique à Fos/Mer et à Port-Saint-Louis apporte des emplois (17 500 pour 25 000 habitants des 2 communes réunies) mais aussi son lot de malheurs humains et de coût en terme de santé.

Une étude (FOS EPSEAL www.anses.fr) portant sur 816 foyers (selon un échantillon représentatif), soit plus de 2 000 habitants (plus de 8% de la population) dont 454 enfants a révélé :
- une élévation de l'asthme chez les adultes (15,80 % contre 10 % sur le reste du territoire national),
- une élévation des cancers :12 % contre 6 %, les femmes étant les plus touchées (14,50 % contre 5,40 % en France),
- une élévation de tous les types de diabète (12,90 % contre 6 %),
- 63 % de la population rapporte au moins une maladie chronique contre 36,60 % pour le reste de la France,
- plus de 40 % de la population de Fos et Port-Saint-Louis rapporte au moins une affection respiratoire chronique et près d'un enfant sur quatre (23 %),
- les femmes de l'étude sont trois fois plus touchées par le cancer (14,50 % contre 5,30 % des femmes en France), pour les hommes c'est 8,30 % contre 6,40 %.
Divers polluants de l'air complètent le cocktail : dioxyde de soufre (irritant pour la peau, les muqueuses, les bronches), l'ozone, la monoxyde et le dioxyde d'azote, le monoxyde de carbone, le benzène, les métaux et l'ammoniac!

La zone industrielle de Fos, photo Daniel Moutet :

1607_Fos_inside