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Photo ASSPB

Nous étions conviés, vendredi 09 février au nouveau local, rue de la République, de la Députée pour un compte rendu de la délégation qui avait été reçue à l’Assemblée Nationale par Philippe DURON, Président du Comité d’Orientation des Infrastructures (COI).

Parmi les 35 participants, outre les représentants des CIQ/CIV et quelques militants « En Marche », Jean-Luc MASSON, David GRZYB et Éric BRASSART qui faisaient partie de la délégation. Tous trois ont rapporté le contenu des échanges et leur ressenti. Mme la Députée a rappelé qu’elle avait demandé à être reçu par M. DURON avant la publication du rapport du COI qui a été remis à la Ministre des Transport, Élisabéth BORNE, le 31 janvier. Monica MICHEL a redit sa satisfaction d’avoir à ses côtés l’ensemble des élus d’Arles, la CCI et les CIQ/CIV et associations assimilées. Elle nous a dit qu’elle avait remis le courrier de la coordination des CIQ/CIV à Ph. DURON. L’ASSPB a fait remarquer que les élus LR étaient absents du rassemblement. Monica MICHEL a répondu qu’ils sont à nos côtés puisqu’ils sont favorables au tracé et que le Président de la Région, Renaud MUSELIER, rencontrera la Ministre des Transports prochainement. Elle a demandé à sa collègue Ministre de la Culture, Françoise NYSSEN, d’appuyer sa démarche auprès du Gouvernement. Elle a indiqué qu’elle serait reçue à nouveau par la Ministre des Transports puis par le Premier Ministre afin de leur demander le reclassement du projet de contournement autoroutier d’Arles parmi les priorités. En effet, en juin 2013, Ph. DURON avait déjà mis ce projet parmi les toutes premières infrastructures à réaliser pour le Gouvernement précédent alors qu’aujourd’hui, il préconise la poursuite des études pour une réalisation en 2038. Attitude incompréhensible sans envisager que de nouvelles interventions dirigées contre le contournement se soient manifestées. C’est ce que pense l’ensemble des participants. Ils sont sidérés par la méthode de travail retenue par la COI où il apparaît que seule l’audition de Mme Corinne LEPAGE, conseil de la seule association arlésienne contre le tracé actuel, a été enregistrée alors que les élus d’Arles n’ont pas été convoqués à la même époque. L’ASSPB regrette que l’audition de la délégation arlésienne n’apparaisse jamais dans ce rapport.

Éric BRASSART, haut fonctionnaire et ex Directeur Départemental de l’Equipement, qui connaît bien les arcanes de l’administration, nous a expliqué le cheminement normal d’un tel projet et les écueils qu’il avait trouvé sur sa route. Notamment, la polémique sur le chiffrement de la nouvelle dépense concernant la transparence hydraulique alors que cette somme ne peut être connue qu’au moment de l’appel d’offres. Jean-Luc Masson, Président du Symadrem précise qu’en cas de crue millénale, il y aurait au maximum 15 centimètres d’eau sur la chaussée, en l’absence des travaux de transparence hydraulique. Le rôle de la DREAL PACA (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), qui est fortement influencée par la préservation de l’environnement, est également pointé. Sa Direction aurait pu freiner l’évolution du dossier alors que sur le terrain, les associations ont rencontré, durant ces longues années d’études, des techniciens motivés et favorables au projet. Le fait que l’Administration ait changé régulièrement d’interlocuteurs n’était pas neutre. Éric BRASSART a souligné que le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) a approuvé le choix du tracé et c’est primordial pour la suite.

La coordination des CIQ/CIV a proposé d’organiser conjointement avec Monica MICHEL et la délégation d’élus une réunion publique afin de sensibiliser, informer et mobiliser la population arlésienne, qui dans sa grande majorité est favorable au contournement. Elle a également souhaité que la Députée rencontre la DREAL PACA.

Rappel :

Une fois le projet accepté en priorité 1, au minimum huit années d’études, de déclaration d’utilité publique et de travaux seront encore nécessaires avant la mise en service du contournement.