La Provence de ce jour 25 mars 2018 : un article de Christophe VIAL :

"Contournement autoroutier d'ARLES : Le courrier qui redonne espoir : La Ministre des Transports table sur une enquête publique début 2021!

Les préconisations de la Commission d'orientations des infrastructures (COI) avaient sonné les partisans de l'autoroute. Début février, son président, Philippe Duron, indiquait que sauf effort financier supplémentaire de l'État, la réalisation du contournement d'Arles devrait être repoussée au-delà de 2038. Un coup de massue, qui a finalement eu pour mérite de resserrer les rangs et de remobiliser les pro-autoroute. Et il semble que le lobbying parisien des Arlésiens, avec une délégation conduite par la députée d'Arles (LREM) Monica Michel reçue par Philippe Duron, et la même Monica Michel, plus le président de la Région Renaud Muselier qui ont sollicité directement la ministre des Transports, a payé.

Un courrier d'Elisabeth Borne, adressée à Monica Michel, redonne espoir quant à une réalisation plus rapide du contournement d'Arles. Enfin, disons que l'échéance annoncée est moins lointaine. "La Ministre a déclaré partager la nécessité d'apporter une réponse aux enjeux de sécurité des usagers de la RN 113 et de qualité de la vie de ses riverains, a indiqué la députée. Le tracé Sud-Vigueirat est confirmé, et un surcoût de 150 M€ à 200 M€ au projet initial (estimé à 580 M€) est acté, pour la transparence hydraulique, alors que cette rallonge aurait dû monter à 500 M€ ! Dans ces conditions, Elisabeth Borne a demandé à ses services et au Préfet de Région de poursuivre la démarche en remettant à niveau la totalité du dossier technique dans tous ses aspects en vue de l'enquête de déclaration publique. "Eu égard à la sensibilité du dossier, tant du point de vue hydraulique qu'environnemental, de la relative ancienneté du dossier technique et des différentes procédures administratives auxquelles il est soumis, un objectif d'enquête publique en début d'année 2021 apparaît raisonnable", écrit la ministre

Ce projet fera l'objet d'une mise en concession après mise en concurrence. Dans l'hypothèse où une subvention d'équilibre serait nécessaire, l'État en assumera la moitié, s'est engagée Elisabeth Borne. Enfin, aucune concertation n'ayant plus été conduite depuis 2011, une nouvelle démarche de participation du public sera nécessaire au titre du code de l'urbanisme. Elle portera sur le tracé retenu et s'attachera particulièrement à exposer les dispositions hydrauliques finalement retenues.

"Je me réjouis de cette décision officielle. La démonstration d'unité et de responsabilité faite par les élus du pays d'Arles devant le Président du COI, a permis de faire aboutir les démarches engagées dès mon élection et de relancer sur des bases réalistes un dossier enlisé depuis plus de 10 ans et attendu depuis plus de 25 ans", a souligné Monica Michel. Qui indique qu'elle restera attentive afin qu'on ne connaisse plus de retards et que les délais fixés soient respectés et si possible anticipés. Autrement dit, il est encore trop tôt pour crier victoire dans ce dossier au long cours...

Un calendrier encore une fois chamboulé

Une enquête publique en 2013, une déclaration d'utilité publique en 2014, et, entre 2017 et 2020, une mise en concession et la réalisation des travaux. Sur le site de la Dreal Paca, on a visiblement pris un peu de retard, au sujet du calendrier du contournement autoroutier d'Arles. On n'en est plus là depuis bien longtemps, vous l'aurez compris. Le dernier réajustement officiel du calendrier, en juin 2015, prévoyait une enquête publique en 2018, une déclaration d'utilité publique et la mise en concession en 2019, et des travaux de 2022 à 2025. Avec une enquête publique début 2021, on pourrait donc tabler sur une déclaration d'utilité publique et une mise en concession l'année suivante, soit 2022. Et si on se fie aux délais précédents fixés entre la DUP et la mise en route du chantier, les travaux s'étireraient entre 2025 et 2028. Enfin, tout ceci nécessite confirmation..."

Photo ASSPB :

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