photo11248445861-74a4e

PETR

Après avoir beaucoup centralisée, la République jacobine a fini par décentraliser lentement : d'abord suppression de la tutelle de l’État sur les collectivités, ensuite déconcentration puis lois Defferre à partir de 1982. Las, le phénomène de démocratie de proximité n’a pas duré très longtemps. En quelques années, on a recentralisé : regroupement de communes, création des    « Pays » et autres « Pôles d’équilibre », intercommunalités pour arriver à la fusion des Régions et à la création des Communautés de communes, d’agglomérations (ACCM) et des Métropoles qui ont vocation à regrouper un maximum de communes autour d’elles (lois de 2014 et 2017). Ce retour en arrière, au prétexte d’efficacité économique et de modernisation, n’a en fait qu’un seul but : éloigner des citoyens et des Maires des 36 000 communes, les lieux où sont prises les décisions qui les concernent. A Arles, l'État l'a déjà réalisé pour deux de ses services : celui des associations (Istres) et celui des cartes grises (Marseille). D'autre part, en 2019, après moultes tergiversations, le Département devrait disparaître dans la fusion avec la Métropole dont son Président, Jean-Claude GAUDIN, vient de démissionner. Martine VASSAL devrait lui succéder le 20 septembre. En ce qui nous concerne localement, la plupart des élus des trois intercommunalités du Pays d’Arles souhaitait fusionner en une seule entité, récupérer des fonctions du Département et les fonds qui vont avec, afin de ne pas intégrer la Métropole Aix-Marseille-Provence, où le Pays d’Arles n’aurait que deux élus ! Or, le Préfet vient de refuser cette solution car elle ne ferait pas consensus parmi les élus communautaires. « Et, si après les études des différents choix possibles, nos élus laissaient la population choisir. Chiche ! » écrivions-nous dans La Page N° 63 de janvier dernier. La question d’un référendum de la population concernée est plus que jamais d'actualité. Quelques Maires (Fontvieille, Saint-Rémy, Verquières) sont favorables à l'organisation d'une consultation citoyenne d'initiative locale à l'échelle des 29 communes du Pays d'Arles. David Grzyb dénonce un déni de démocratie et a appelé à se réunir devant la Sous-Préfecture le 15 septembre afin de soutenir cette demande de vote dans chaque commune, ce qui est prévue par la loi . Les élus d'Arles devraient se prononcer lors  du  Conseil Municipal  du  27 septembre.